Reportage
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Comme au sortir d’un long sommeil hivernal…
Après deux longs mois de léthargie imposés par la déferlante pandémique, nous sommes enfin sortis de notre tanière. L’œil glauque, fébriles, hagards, hirsutes et désorientés, Il nous a fallu réapprendre à nous approprier l’espace au gré des étapes du déconfinement, appréhender les relations sociales présentielles en ménageant la distanciation physique, et comble du paradoxe, inventer de fait la convivialité distanciée. Pas si simple pour une réalité que nous aurions préféré conjuguer au passé simple ! …
Les restrictions sanitaires nous ont conduit à renoncer au programme grimpe du printemps. Libres d’engagement financier, les événements de deux jours ont pu être annulés sans effets comptables conséquents. En revanche, nous tenions à reconduire la
sortie Orpierre sur septembre. Ce qui fut fait. Avec Marseille, il s’agissait de limiter la casse en préservant les deux piliers de notre programme, deux séjours de 4 jours avec encadrement. C’est au prix de quelques contraintes sanitaires que nous pouvons envisager réaliser ces sorties. Pour l’événement qui nous concerne, les mesures suivantes ont été appliquées, une bien modeste contribution au regard des bénéfices produits par une telle sortie :
Après un si bel été qu’il confinait à l’insouciance, nous en avions presqu’oublié la virulence du monstre couronné. A observer les comportements, nombreux en avait fait complétement abstraction. Perfide, imperturbable, le virus au diadème nous guettait pourtant au détour. Rien d’étonnant donc, d’observer la tendance vigoureuse des courbes de contamination post-estivales. Problématique touchant l’ensemble des sections de l’association, c’est dans ce contexte particulier qu’il a fallu relancer l’activité. En l’occurrence ici, l’escalade. Une remise en route timide avec la sortie Bouilland (Bourgogne), si discrète qu’elle n’aura pas fait l’objet du traditionnel reportage. Suivra notre tant espéré événement Orpierre, dont le déroulement, en revanche, fut en dépit des craintes, conforme aux attentes…
Orpierre. Comme à chaque fois, ceux qui avaient déjà pratiqué l’endroit se réjouissaient à l’idée d’y retourner. Quant aux autres,
rien ne serait jamais plus comme avant (Tiens !? J’ai déjà entendu ça quelque part …), ils allaient bientôt connaitre le véritable sens du mot addiction. L’expérience nous a en effet montré qu’il n’est pas facile de résister à la perspective de retourner à Orpierre. Le charme de son petit village est irrésistible. Posé au pied des falaises, dans un décor magnifique, dominé par l’emblématique Quiquillon, il a su garder son authentique caché médiéval. Côté escalade, la page de couverture du nouveau topo l'annonce sans détour: "Orpierre, le village qui grimpe !". Derrière ce slogan se cache un véritable écosystème dont le centre névralgique est l'escalade. Le village est au cœur d'un lieu exceptionnel pour la pratique de la grimpe. Le site est à dimension humaine. Les nombreux secteurs sont accessibles à pied à partir du village. Le calcaire est excellent, les itinéraires variés et intéressants, leur équipement rassurant. Du 3c au 8c, l’étendue de l’offre suscitera autant l’intérêt du fort grimpeur, que celui du modeste pratiquant. Coté accueil, là encore, difficile de trouver meilleures conditions. Proposant gîte et couvert, Pierre-Yves est toujours très apprécié pour son accueil attentionné et sa gentillesse. En outre, ces vertus n’ont d’égale que la qualité des plats régionaux qu’il cuisine avec passion. Une cuisine aux saveurs provençales, créative et artisanale, à base de produits locaux bio de qualité. Nous étions hébergés au cœur de village dans les gîtes Etape et Boureynaud donnant chacun sur la charmante petite place dont j’ai oublié le nom. Petits déjeuners et diners étaient pris « à domicile ». Conditions idéales…
Côtés escalade, les groupes se sont constitué en fonction des aspirations de chacun. Certains se sont orienté majoritairement sur les grandes voies avec l’Ascle, l’Adrech, Quiquillon qui regorgent d’itinéraires sympathiques et bien sécurisés. Les autres ont conduit leur programme essentiellement sur la couenne avec les secteurs des Blaches (Eternel Féminin, secteur Mur de l’Ombre -le bien nommé, en l’occurrence bien apprécié au regard des conditions de température-, Pilier de la Lumière) , ou les secteurs du Château (Racines du Ciel, l’Etrangleur, Mission Impossible). En outre, tout le monde a goûté au plaisir de parcourir au moins une fois une grande voie dans Quiquillon. Quand on vous dit qu’ici, il y en a vraiment pour tout le monde !...
Il a fallu composer avec les fortes chaleurs et la survenue pas toujours prévue d’épisodes orageux assez violents en soirée. Certains se sont fait piégé en grande voie, sans dommage pour autant. La chaleur, à la longue éprouvante, a motivé la visite des rafraichissantes gorges de la Méouge. Le dernier jour, nous nous sommes tous levé aux aurores pour profiter d’une mince fenêtre de tir avant l’arrivée massive et durable de précipitations qui mettront un terme définitif à notre séjour.
4 jours de grimpe à Orpierre. C’est un break consistant et redynamisant, distillant pourtant un parfum de toujours trop peu. Par expérience, ceux qui ont déjà fréquenté les lieux peuvent en témoigner. Le temps ici passe à chaque fois trop vite. Quand bien même vous y auriez séjourné une bonne quinzaine de jours, vous auriez toujours cette impression de frustration au moment de partir!... C’est d’ailleurs la seule doléance que nous pourrions exprimer concernant le lieu. Ceux qui connaissaient Orpierre ont pris grand plaisir à renouer avec l’endroit. Pour les autres, la découverte fut agréable et profitable. Première et avant-dernière sortie du programme, un événement réussi qui prend néanmoins des allures de chant du signe dans le cadre d’un programme gâché par le Covid…
Merci aux participants pour leur grand enthousiasme, et également pour leur contribution photographique sans laquelle il m’aurait été difficile de mettre en valeur chacun de nous sur l'image au cours du difficile exercice de l’ascendance rochassière…
A bientôt.
Chonch’
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Le séjour en images:
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Prochain événement :
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